Nicolas COPERNIC

COPERNICNé en Pologne, Nicolas Copernic (1473-1543) est le fils d’un riche bourgeois de Cracovie. On connaît l’astronome célèbre qui a démontré que le soleil était au centre de l’univers. On ignore que l’homme faisait preuve d’un esprit universel, chanoine, mathématicien, médecin, juriste, philosophe, helléniste et grand voyageur.  Sa découverte a fait l’objet d’un bouleversement dans le monde des sciences et de la pensée. Une révolution copernicienne.

Né à Torun, il grandit chez son oncle, futur évêque de Varmie. Etudiant à la prestigieuse Université de Cracovie, en Pologne, il poursuit ses études en Italie, selon l’idéal humaniste de son temps. A Rome, il donne une conférence et observe une éclipse partielle de lune. A Padoue, il étudie le droit et la médecine. A Ferrare, il obtient le titre de docteur en droit canon. De retour en Pologne, à Olsztyn, il administre les biens du diocèse, devient gouverneur militaire pour repousser l’invasion des Chevaliers Teutoniques et compose un Essai sur la frappe de la monnaie. A Frombork, il étudie les astres du haut de la tour de la cathédrale et rédige un mémoire sur la réforme du calendrier, pour le V° Concile de Latran.  Ses ouvrages vont influencer les grands esprits européens de son temps, Galilée, Vinci, ou Kepler. Son œuvre majeure va paraître au moment de sa mort, à Nuremberg, il s’agit de son étude célèbre: Des Révolutions des sphères célestes. Elle défend l’idée que le soleil est au centre de l’univers. C’est ce qu’on appelle la théorie de l’héliocentrisme.

D’autres avant lui avaient défendu cette idée. Mais pas de façon aussi brillante et aussi scientifique. Copernic est un humaniste de la Renaissance. Il participe à ce bouillonnement intellectuel qui agite les sphères de la pensée. On ne peut plus regarder le monde comme avant. Les idées nouvelles circulent à une vitesse invraisemblable. Chacun veut comprendre ce qui se passe. Et les grands esprits voyagent dans toute l’Europe, se pressent dans les plus grande villes, sont heureux d’étudier dans les meilleures universités. Pas d’informatique. Pas d’internet. Mais un formidable mouvement d’échanges et de progrès intellectuels. Une course est engagée entre les Universités et l’Europe rayonne sur le monde, grâce aux nombreux foyers intellectuels qui brillent d’un bout à l’autre de son territoire. Pas d’institutions européennes, pas d’obésité législative, pas de standardisation des esprits, mais un formidable esprit d’échange et de curiosité, un élan vital vers le succès du bien commun. Une autre Europe est possible. A quand la nouvelle révolution copernicienne ?